
Dans le cadre du suivi de l’activité des établissements et organismes relevant du secteur, le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, Monsieur Mohamed HATTAB, a tenu, ce mardi 13 octobre 2026, au siège du ministère, une réunion de coordination consacrée à l’évaluation de l’activité de l’Office national d’appareillages et d’accessoires pour personnes handicapées (ONAAPH), ainsi qu’à l’examen du niveau des prestations fournies aux personnes en situation de handicap et aux bénéficiaires du système de sécurité sociale.
Cette rencontre a permis de passer en revue le bilan d’activité de l’Office, notamment en matière de fabrication et d’adaptation des prothèses et des orthèses, ainsi que de fourniture d’aides techniques et de dispositifs auditifs. Les capacités de production et de distribution ont également été examinées, de même que le degré d’adéquation du réseau national aux besoins des bénéficiaires dans les différentes wilayas du pays.
À cette occasion, Monsieur le Ministre a souligné la nécessité d’améliorer la qualité des prestations fournies, compte tenu de leur dimension humaine et sociale et de leur contribution à l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires, au renforcement de leur autonomie et à leur inclusion dans la société. Il a précisé que l’efficacité de la prise en charge ne se limite pas à la mise à disposition des appareils et des équipements, mais implique également leur adaptation aux besoins individuels, ainsi que le suivi technique et la maintenance régulière.
À cet effet, le Ministre a donné une série d’instructions et d’orientations portant principalement sur les axes suivants :
– La réduction des délais de prise en charge des demandes, à travers la révision des circuits de traitement, de production et de livraison, ainsi que la simplification des procédures, afin de permettre aux bénéficiaires d’obtenir les équipements nécessaires dans des conditions appropriées.
– Le renforcement des capacités nationales de fabrication des appareillages prothétiques et orthétiques, en étudiant les possibilités d’élargissement des activités de l’Office à la fabrication locale de certains appareils et équipements actuellement acquis par voie d’importation. Il s’agit également de développer progressivement ses capacités de production, afin de réduire la dépendance aux produits importés et la facture des importations en devises, tout en garantissant la qualité, la conformité aux normes techniques et médicales en vigueur et l’adaptation aux évolutions technologiques dans ce domaine.
– La réévaluation de la répartition des prestations à travers le réseau national de l’Office, afin d’identifier les zones nécessitant un renforcement de la couverture et de rapprocher les services d’installation, d’ajustement et de maintenance des bénéficiaires.
– Le développement de la coordination avec les caisses de sécurité sociale, notamment la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) et la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (CASNOS), en vue de fluidifier les procédures de prise en charge et d’assurer la continuité des prestations.
– L’amélioration des services après livraison, par la mise en place de mécanismes efficaces de suivi et de maintenance périodique, afin de garantir la durabilité de l’utilisation des appareillages et de préserver la sécurité et le confort des bénéficiaires.
– Le renforcement des compétences des ressources humaines spécialisées, à travers le développement des aptitudes des techniciens et des spécialistes et la consolidation de la formation pratique dans les domaines des technologies modernes de fabrication et d’installation des dispositifs médicaux prothétiques.
En conclusion, Monsieur le Ministre a appelé les responsables de l’Office à adopter une démarche opérationnelle fondée sur la définition des priorités et l’évaluation des résultats sur le terrain. Il les a également invités à élaborer une vision globale visant à développer l’activité de l’établissement et à améliorer son rendement, en intégrant des perspectives d’extension de la production nationale et de renforcement des capacités de fabrication locale.
Cette démarche devra permettre de concilier les exigences d’efficacité économique avec les impératifs du service public, tout en contribuant à la rationalisation des dépenses et à la préservation des ressources financières nationales.