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Le
programme d’action présenté par Monsieur le Ministre est le
suivant :
1er EN MATIERE DE SECURITE SOCIALE
la situation financière des organismes de la sécurité sociale est la
suivant :.
-La CNAS a enregistré en 2004 un excédent de plus de 8 Milliards de
Dinars (8.054.527 DA) contre 870.615.020 DA en 1999.
-La CNR présente quant à elle une situation financière préoccupante
avec un déficit de 6,35 milliard de DA en 2004.
-La CASNOS présente une diminution importante de son déficit qui est
passé de 5 milliards en 2001 à 1,3 milliards en 2004.
-la CNAC a une situation de trésorerie positive de 72 Milliards de DA
situation devant favoriser une contribution appréciable dans la
lutte contre le chômage.
De manière générale, il est permis de dire que la situation
financière de la sécurité sociale a connu une amélioration
,cependant les donnees démontrent qu’elle est relative.
DANS
LE DOMAINE DE LA PRISE EN CHARGE DES SOINS DE SANTE
CONTRACTUALISATION
Depuis la loi de finances de 2003 et notamment son article 116
relatif à la contribution des organismes de sécurité sociale au
financement des établissements publics de santé, le décret n° 04-101
du 1er avril 2004 pris en application de cette
disposition a permis de fixer le cadre de mise en œuvre de cette
relation santé sécurité sociale à travers :
- l’identification des assurés sociaux et des ayants droits ;
- le projet de mise en place d’une carte à puce sécurité sociale ;
- l’installation des services hôpitaux cliniques au niveau de toutes
les agences de wilayas des organismes de sécurité sociale.
Au plan réglementaire la contractualisation des relations
santé/sécurité sociale s’est traduite également par l’adoption de
deux décrets exécutifs :
- n° 05.171 du 07 mai 2005 fixant les conditions de fonctionnement du
contrôle médical des assurés sociaux en vue de confirmer les
prestations réellement fournies aux assurés sociaux.
- n° 05-257 du 20 juillet 2005 portant modalités d’établissement
de la nomenclature générale et de la tarification
des actes professionnels des médecins, pharmaciens, chirurgiens
dentistes et des auxiliaires médicaux.
C’est en application de ce texte deux commissions intersectorielles
ont été installe, une chargée de la nomenclature et une autre de la
tarification des actes professionnels.
·
Médicament
Le
médicament connaît encore une forte augmentation d’année en année.
Il est passé de 15 Milliards de DA en 1999 à plus de 45
Milliards de DA en 2004 dus pour l’essentiel :
-
à l’accroissement des prescripteurs ;
-
à l’accessibilité de la population aux
soins ;
-
à la faiblesse de la production nationale
en médicament ;
-
à l’importation qui est passée de 500
millions de $ en 2002 à 1 milliards de $ ces dernières années ;
Dans ce domaine, il y a lieu de préciser que nous nous engageons
vers :
·
la mise en place du tarif de référence qui constitue un
système de remboursement à même de favoriser l’utilisation du
générique.
·
l’adoption d’un ensemble de mesures qui sont de nature à lutter
contre la fraude et les prescriptions abusives.
· des dispositions prévues pour encadrer l’utilisation des cartes de
tiers payant notamment grâce à l’adoption d’un livret de soins
et la mise en place prochaine de la carte à puce.
·
Contrôle médical
L’activité du contrôle médical a connu un accroissement
certain passant de 5,5 millions de dossiers contrôlés en 1999 à 9,3
millions de dossiers en 2004, aussi entre 1999 et 2005, les
effectifs en médecin conseil sont passe de 389 à 629 repartis sur
114 structure.
·
Transfert pour soins à l’étranger
Les
transferts pour soins à l’étranger
ont connu pour leur part une baisse en terme de nombre de malades
transférés. Cependant, les dépenses dans ce domaine ont connu en
2004 un accroissement de l’ordre de 47 % par rapport à 2003 et le
nombre de malades transférés est resté stationnaire depuis 1999, il
est en moyenne de 1000 malades par an. Par contre en terme de coûts
le montant est passé de 1,9 Milliards de DA en 1999 à 3,8 Milliards
de DA en 2004.
Plusieurs mesures ont été prises par le secteur pour réduire ces
transferts. Il s’agit de :
·
la limite opérée dans la liste des pathologies la réduisant à sis
(06) pathologies.
·
la diversification des pays d’accueil dont les structures de santé
offrent des forfaits par pathologies.
·
l’encouragement de la venue d’équipes médicales étrangères
spécialisées susceptibles de nous permettre de réduire les dépenses
sur ce chapitre et le nombre des transferts.
De plus à travers ces équipes, nous pourrons faire assurer le
transfert de savoir au profit des spécialistes Algériens.
Telles sont les principales informations concernant la
branche assurance maladie qui s’adresse aux assurés sociaux et leur
famille.
·
Démunis
Les dépenses engagées à ce titre connaissent une augmentation sensible
d’année en année.
C’est ainsi qu’en 1999, le montant était de 17.790.621 DA pour 30.926
bénéficiaires, en 2004 ce montant est passé à 246.053.304 DA pour un
nombre de 113.128 bénéficiaires.
·
Amélioration du service des prestations
la création des centres de paiement continue, son nombre a atteint
871 et la généralisation en 2006de cellules d’écoute.
L’ASSURANCE CHOMAGE
En ce qui concerne l’assurance chômage, nous avons enregistré la prise
en charge en 1995 de 189.185 allocation, dont 174.767 ont épuisé
leurs droits et 10.000 dossiers sont encore en gestion.
Le montant total des allocations servies entre 1995 et le 1er
semestre 2005, s’élève à 29 Milliards 229.000.000 DA.
Concernant le dispositif de soutien à la création d’activité par les
chômeurs promoteurs âgés entre 35 et 50 ans nous enregistrons un
nombre total de 837 micro-entreprise créés, générant 2.335 emplois.
L’adhésion prochainement de l’Algérie à l’OMC nous conduira
certainement à accélérer le rythme de privatisation, ce qui à
l’évidence induira des pertes d’emploi estimé selon ce qui a été
annoncé par Monsieur le Chef du Gouvernement, à 50.000 travailleurs
qu’il conviendra de faire prendre en charge par la CNAC.
Leur prise en charge est programmé à compter de 2006 à raison de
10.000 DA/mois par personne pour une durée de trois (03) années.
L’impact financier pour la seule année 2006 serait de 6 Milliards de
DA.
EN CE QUI CONCERNE LE DOMAINE DES RELATIONS DE TRAVAIL
L’année
2006 verra :
· La poursuite des travaux d’élaboration d’un code du travail, dont la
réflexion est actuellement engagée dans le cadre d’un groupe de
travail Tripartite suite aux décisions de la dernière Tripartite qui
s’est tenue en Mars 2005.
· lutte contre le travail illégal, le travail non déclaré et le
travail des enfants.
· le dialogue et la concertation sociale seront davantage consolidé
pour aplanir les différentes et créer un climat social propice à
l’amélioration constante des conditions de travail et de santé au
travail.
· parachever une nouvelle organisation territoriale et de donner les
Wilayas du Nord des moyens de déplacement des inspecteurs, comme il
a été déjà pour les Wilayas du Sud durant l’année 2005.
Cet effort consenti dans le domaine de l’organisation et la dotation
de moyens supplémentaires y compris de transport ont assurément
permis d’accroître les capacités d’inspection sur le terrain avec
59.547 visites d’inspection effectuer au 30 Septembre 2005, qui ont
donné lieu à l’établissement de 41.567 actes, dont 11.496 procès
verbaux d’infractions
PROJET
DE
BUDGET
2006
FONCTIONNEMENT
Le projet de budget pour 2006 de fonctionnement et d’équipement
du secteur du travail et de la sécurité, il prévoit une enveloppe
globale de 19.594.120 Milliards de DA, dont 18 Milliards 790.247.000
DA au titre du budget de fonctionnement de l’administration centrale
du Ministère et 814.674.120 DA au titre de l’inspection du travail.
Cette dernière a donc connu une augmentation de 20 % par rapport à
2005.
L’enveloppe destinée à l’administration centrale est répartie à raison
de 218.247.000 DA soit 2 % au titre des dépenses de
fonctionnement de l’administration centrale, 18.572.000.000 DA,
soit 98 % destinées à la prise en charge du complément
différentiel servi aux petites pensions des salariés et des non
salariés.
EQUIPEMENT
Le budget d’équipent de l’administration centrale et de 324
Millions de DA pour 2006 contre 311 Millions de DA pour
2005, soit 4,18 % d’augmentation.
L’inspection du travail bénéficiera de 288 Millions de DA pour
2006 contre 39 Millions de DA pour 2005, soit 738 % et
d’augmentation par rapport à 2005.
Le programme décentralisé (Wilayas) 194Millions de DA.
LE TOTAL GENERAL :
806 Millions de DA (secteur). |